• Groupe canadien de recherche en soins intensifs
    Le Groupe canadien de recherche en soins intensifs (CCCTG) est un groupe collaboratif voué à la poursuite de l’excellence et à l’avancement de la recherche en soins intensifs au Canada.
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    Plus de 30 programmes de recherche sont en cours au CCCTG et plus de 100 articles évalués par les pairs ont été publiés, toujours avec répercussions directes sur la pratique clinique en soins intensifs.
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    Le Groupe canadien de recherche en soins intensifs (CCCTG) est un organisme national de plus 300 membres intéressés à la recherche sur la prise en charge des patients gravement malades.
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    Le soutien du CCCTG indique son engagement formel à s’assurer que la recherche sera entreprise avec rigueur et éthique et communiquée en temps opportun, de manière efficace.

De meilleures stratégies de traitement et l'impact potentiel pour le système de santé

Des recherches récentes du CCCTG mettent en évidence l'impact clinique et économique de la prévention des caillots sanguins par un nouveau type d'héparine.


Un caillot (thrombus) peut se former dans une veine (un type de vaisseau sanguin) de la jambe, le bras, le tractus gastro-intestinal ou ailleurs. Ce thrombus veineux peut se détacher pour être ensuite transporté par le sang et aller bloquer un autre vaisseau (thromboembolie veineuse). Le voyage du caillot peut se poursuivre pour bloquer une artère (un autre type de vaisseau sanguin), généralement dans les poumons (embolie pulmonaire), où il a des effets graves et peut causer la mort. La thromboembolie veineuse est un problème très fréquent et très sérieux chez les patients gravement malades, et représente une cause évitable de décès dans l'unité de soins intensifs (SI). La prévention de la thromboembolie veineuse est un élément clé des soins porté aux patients gravement malades pour essayer de réduire le risque de formation de caillots, et conséquemment de réduire le risque d'embolie et le risque de décès. L'utilisation de l’héparine, un médicament anticoagulant, est une stratégie de prévention efficace et sécuritaire adoptée à travers le monde.

Une équipe de chercheurs du CCCTG menée par Deborah Cook, Maureen Meade, Peter Dodek, Gordon Wood, Vinay Dhingra, Dean Chittock, Sean Keenan, Jim Kutsiogiannis, Mike Jacka, Chip Doig, Bojan Paunovic, Geeta Mehta, Rob Fowler, John Granton, John Marshall, Niall Fergusson, Andreas Freitag, Tim Karachi, John Muscedere, Michael Sharpe, Lauralyn McIntyre, Joe Pagliarello, Bill Plaxton, Gerald Hollinger, Johnathan Eisenstat, Germain Poirier, Yoanna Skrobik, Stéphane Langevin, Kosar Khwaja, Martin Albert, François Lellouche, Olivier Lesur, Rick Hall et d’autres, en plus des collègues de la Australian and New Zealand Intensive Care Society Clinical Trials Group (ANZICS CTG) ont comparé les deux stratégies de prévention les plus communes chez les patients médico-chirurgicaux dans un état critique – l’héparine de faible poids moléculaire (HFPM) plus dispendieuse, dalteparine, et l'héparine non fractionnée (HNF) standard.

Les résultats de l'étude PROTECT ont été publiés dans le New England Journal of Medicine. PROTECT a montré que bien qu'il n'y ait pas de différence entre les deux médicaments sur la mortalité ni les caillots aux jambes, les patients qui ont reçu le HFPM avaient les mêmes taux de saignements, mais une reduction des taux d’embolie pulmonaire et du risque d'allergie médicamenteuse potentiellement mortelle appelée thrombopénie induite par l'héparine (une diminution du nombre de plaquettes dans le sang qui augmente le risque de formation de caillots). Vous pouvez lire l'article en cliquant ici.

Un article par Robert Fowler du CCCTG et ses collègues de l’ANZICS CTG, paru récemment dans le Journal of the American Medical Association, démontre maintenant l’impact économique de ces deux stratégies de prévention. La réduction des taux d'embolie pulmonaire et de thrombopénie induite par l'héparine, et par conséquent l’utilisation généralement plus faible des ressources lies au HFPM, signifie que du point de vue du payeur des soins de santé, la prophylaxie des thromboembolies veineuses par l’HFPM est plus efficace pour des coûts similaires ou inférieurs par rapport à l'HNF. Par exemple, si une unité de SI avec 1000 admissions en médecine-chirurgie par année utilise l’HNF au lieu de l’HFPM, l'augmentation annuelle du coût des soins pourrait atteindre entre $ 1,000,000 et $ 1,500,000 et des résultats en santé semblables ou pires. En d'autres termes, cette analyse économique montre de meilleurs résultats de santé et dans l'ensemble, des coûts de soins de santé plus faibles avec l'utilisation de l’HFPM pour la prévention des thromboembolies veineuses aux SI. Vous pouvez lire l'article en cliquant ici.

Ces deux études fournissent un bel exemple de la contribution de la recherche menée par les chercheurs du CCCTG qui améliore les soins portés aux patients gravement malades et de l’impact favorable sur le système de soins de santé.