• Groupe canadien de recherche en soins intensifs
    Le Groupe canadien de recherche en soins intensifs (CCCTG) est un groupe collaboratif voué à la poursuite de l’excellence et à l’avancement de la recherche en soins intensifs au Canada.
  • Groupe canadien de recherche en soins intensifs
    Plus de 30 programmes de recherche sont en cours au CCCTG et plus de 100 articles évalués par les pairs ont été publiés, toujours avec répercussions directes sur la pratique clinique en soins intensifs.
  • Groupe canadien de recherche en soins intensifs
    Le Groupe canadien de recherche en soins intensifs (CCCTG) est un organisme national de plus 300 membres intéressés à la recherche sur la prise en charge des patients gravement malades.
  • Groupe canadien de recherche en soins intensifs
    Le soutien du CCCTG indique son engagement formel à s’assurer que la recherche sera entreprise avec rigueur et éthique et communiquée en temps opportun, de manière efficace.

Le programme de recherche STARRT-AKI

Thérapie de remplacement rénal chez les patients gravement malades – le plus tôt le mieux?

L’insuffisance rénale aiguë (IRA) est une complication courante et de plus en plus fréquente des maladies graves, survenant chez plus de la moitié des patients admis à l'unité de soins intensifs (USI). Certains patients peuvent développer une IRA bien plus grave ou des complications manifestes liées à l’IRA.  Pour ces patients, il est souvent nécessaire de commencer une thérapie de remplacement rénal.

La problématique du choix du moment idéal pour commencer une thérapie de remplacement rénal chez un patient gravement malade souffrant d’IRA a troublé les cliniciens depuis des décennies. Le choix du moment d’initiation d’une thérapie de remplacement rénal (TRR) demeure incertain et est actuellement reconnu comme une priorité de la recherche dans le domaine de la néphrologie en soins intensifs. Parmi les patients confrontés à des complications potentiellement mortelles d’insuffisance rénale tels que l'hyperkaliémie sévère, une acidose métabolique marquée ou une surcharge liquidienne, la décision d’initier rapidement une TRR est généralement sans équivoque. Cependant, des données plus récentes suggèrent que l’occurrence de complications potentiellement mortelles liées à l’IRA est une des raisons les moins fréquentes pour lesquelles les patients gravement malades souffrant d’IRA reçoivent une TRR. En l'absence de ces complications mortelles manifestes ou imminentes, le moment idéal pour initier une TRR pour traiter l’IRA reste largement inconnu. Compte tenu du manque de données probantes, il n’est pas surprenant de constater une grande variation dans la pratique clinique quant au choix du moment d’initier une TRR dans les milieux de soins intensifs. Malheureusement, cette variation dans la pratique explique en partie le manque de constance et une qualité sous-optimale des soins.

Le programme de recherche STARRT-AKI dirigé par Sean Bagshaw de l'Université de l'Alberta (Edmonton) et Ron Wald de l'hôpital St. Michael (Toronto), sous l'égide du CCCTG vise à déterminer si une stratégie de décision rapide d’initier une TRR chez les patients gravement malades atteints d’IRA par rapport à une stratégie plus conservatrice «d'attente vigilante» donnerait de meilleurs résultats pour les patients et réduirait l'utilisation des services de santé.

L'équipe de STARRT-AKI a effectué une série d'études préliminaires pour encadrer la portée de ce problème et soutenir un grand essai clinique randomisé destiné à guider les soins cliniques sur cette question. En 2015, l'équipe STARRT-AKI a publié les résultats de l'étude pilote dans la revue Kidney International. Cette étude pilote qui a recruté 101 patients gravement malades atteints d’IRA a permis de démontrer la faisabilité de la réalisation d'une étude internationale visant à fournir les données probantes pour guider les soins cliniques sur cette question.

L'étude STARRT-AKI (ClinicalTrials.gov), actuellement en cours, vise à recruter 2.866 patients de nombreux centres à travers le Canada et à l'étranger, y compris les États-Unis, l’Europe, l’Australie et la Nouvelle-Zélande.