• Groupe canadien de recherche en soins intensifs
    Le Groupe canadien de recherche en soins intensifs (CCCTG) est un groupe collaboratif voué à la poursuite de l’excellence et à l’avancement de la recherche en soins intensifs au Canada.
  • Groupe canadien de recherche en soins intensifs
    Plus de 30 programmes de recherche sont en cours au CCCTG et plus de 100 articles évalués par les pairs ont été publiés, toujours avec répercussions directes sur la pratique clinique en soins intensifs.
  • Groupe canadien de recherche en soins intensifs
    Le Groupe canadien de recherche en soins intensifs (CCCTG) est un organisme national de plus 300 membres intéressés à la recherche sur la prise en charge des patients gravement malades.
  • Groupe canadien de recherche en soins intensifs
    Le soutien du CCCTG indique son engagement formel à s’assurer que la recherche sera entreprise avec rigueur et éthique et communiquée en temps opportun, de manière efficace.

Le vieux sang aussi bon que le sang frais pour les patients gravement malades

Une étude récente du CCCTG apporte des preuves rassurantes concernant la sécurité du sang transfusé couramment aux patients gravement malades.

Les chercheurs du CCCTG ont développé un agenda de recherche important sur la transfusion sanguine, incluant des études portant sur les seuils transfusionnels, la conservation du sang, l'utilisation d'alternatives à la transfusion, les fluides de réanimation, la réanimation cardiaque et les traumatismes.

L'étude ABLE Age of Blood Evaluation) a été publiée aujourd'hui dans le New England Journal of Medicine.

En 2009, les Drs Jacques Lacroix (Centre de recherche du CHU Sainte-Justine), Dean Ferguson et Alan Tinmouth (tous deux de L'Hôpital d'Ottawa), et Paul Hébert (Centre de recherche du Centre hospitalier de l'Université de Montréal, CRCHUM) ont entrepris l'étude ABLE chez des patients gravement malades afin de comparer l'effet de la conservation du sang sur les résultats cliniques de la transfusion. Cette vaste étude complétée en 2014 a recruté un total de 2430 patients gravement malades qui ont été assignés au hasard à recevoir du sang frais conservé six jours en moyenne ou du sang plus âgé conservé 22 jours en moyenne. L'hypothèse de l'étude était de vérifier si l'utilisation du sang frais réduirait la mortalité 90 jours après la première transfusion. L'étude conclut que la transfusion de sang frais n'a pas diminué la mortalité à 90 jours des adultes gravement malades par rapport au sang conservé pendant trois semaines. Le Dr Hébert a présenté ses résultats scientifiques au 35e Symposium international sur les soins intensifs et la médecine d’urgence tenu à Bruxelles le 17 mars 2015.

Des implications importantes pour les soins critiques ainsi que les banques de sang pourraient découler de cette étude. Premièrement, d'un point de vue clinique et politique, la pression croissante qu'exercent les médecins sur les banques de sang demandant du sang frais pour les adultes gravement malades semble injustifiée. Deuxièmement, d'un point de vue scientifique,  les études si toutefois elles s’avèrent vraies qui affirment des changements aux globules rouges ou au milieu de conservation du sang aurait un impact clinique limité.

Cliquer pour accéder au communiqué de presse du CRCHUM.